Le Sénégal entre de plain-pied dans la transition écologique. Confirmant son leadership en matière d’innovation et de transformation durable, le pays est en phase d’élaboration de sa stratégie nationale dédiée aux achats publics durables, avec un accent particulier mis sur le Bâtiment et des travaux publics (BTP). Un secteur qui représente plus de 7% du PIB du Sénégal, absorbe une part majeure des investissements publics et génère près d’un millier d’emplois (200 000 directs et plus 600 000 emplois indirects).
L’initiative, portée par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), vise à mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur afin d’inciter les décideurs et gestionnaires publics à adopter une vision globale lors de la conception des commandes publiques, en prenant en compte l’intégralité du cycle de vie des bien et en veillant à en minimiser l’impact environnemental. Ainsi, en tant qu’organe de régulation, l’Arcop ne se contente plus de contrôler la régularité des procédures, mais devient un levier d’orientation des politiques publiques environnementales.
Présidant, ce mardi 29 septembre 2026, un atelier consacré à la commande verte, le Directeur général de l’ARCOP, Moustapha Djité annonce la mise en place prochaine d’un « comité de pilotage représentatif » afin de réfléchir sur l’élaboration de ladite stratégie. « Nous allons réfléchir sur comment mettre en place un dispositif qui permet au Sénégal de se doter d’une stratégie nationale des achats publics durables. En France, je dois le rappeler, ils ont leur programme national des achats publics durables. Aujourd’hui, sur cette question, le Sénégal n’est pas très bien avancé. Donc nous cherchons à combler le vide », souligne-t-il.
In fine, ajoute-t-il, « on va permettre à nos acheteurs publics de procéder à des acquisitions qui soient respectueuses de l’environnement, sans que la nécessaire optimisation des ressources publiques ne soit compromise ». Pour atteindre cet objectif, l’ARCOP envisage de changer de paradigme dans la gestion de la commande publique où le prix l’emporte sur toute autre considération. Or, la modernisation du cadre réglementaire de la commande publique (avec la réforme du code des marchés publics) et l’intégration de critères environnementaux, marquent le passage d’une logique d’efficacité budgétaire (‘’le moins disant’’) à une logique d’impact socio-économique et écologique durable (‘’le mieux disant’’).
« Aujourd’hui, la situation est que chaque fois qu’il est question pour une administration de procéder à des acquisitions, le souci premier est : le prix. Donc comment acheter moins cher, sans que l’on cherche à comprendre le bien qui sera acquis, in fine quel en sera l’impact sur l’environnement. Ce que nous voulons, c’est créer un changement dans l’opération d’achat. Que le prix soit important, surtout dans le contexte où la situation du pays n’est pas très confortable. Mais au-delà du prix, il faut que le bien soit de nature à satisfaire la préoccupation qui a été à la base de cette commande », argue-t-il.
Mais il faut également, ajoute M. Djité, que « le bien ne soit pas de nature demain à entraîner des dégradations sur l’environnement que nous devons préserver pour les générations futures ».
Pour sa part, le ministère de l’Environnement et de la transition écologique, représenté par son Secrétaire Général, Fodé Fall, réitère son engagement auprès de l’ARCOP. « Le ministère s’engage non seulement à accompagner, mais à être au cœur de ce dispositif-là », assure M. Fall.
À travers cette stratégie nationale, le Sénégal cherche à faire figure de pionnier -dans la zone Uemoa et Cedeao- en matière d’achats publics écoresponsables.
L’initiative, portée par l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), vise à mobiliser l’ensemble des acteurs du secteur afin d’inciter les décideurs et gestionnaires publics à adopter une vision globale lors de la conception des commandes publiques, en prenant en compte l’intégralité du cycle de vie des bien et en veillant à en minimiser l’impact environnemental. Ainsi, en tant qu’organe de régulation, l’Arcop ne se contente plus de contrôler la régularité des procédures, mais devient un levier d’orientation des politiques publiques environnementales.
Présidant, ce mardi 29 septembre 2026, un atelier consacré à la commande verte, le Directeur général de l’ARCOP, Moustapha Djité annonce la mise en place prochaine d’un « comité de pilotage représentatif » afin de réfléchir sur l’élaboration de ladite stratégie. « Nous allons réfléchir sur comment mettre en place un dispositif qui permet au Sénégal de se doter d’une stratégie nationale des achats publics durables. En France, je dois le rappeler, ils ont leur programme national des achats publics durables. Aujourd’hui, sur cette question, le Sénégal n’est pas très bien avancé. Donc nous cherchons à combler le vide », souligne-t-il.
In fine, ajoute-t-il, « on va permettre à nos acheteurs publics de procéder à des acquisitions qui soient respectueuses de l’environnement, sans que la nécessaire optimisation des ressources publiques ne soit compromise ». Pour atteindre cet objectif, l’ARCOP envisage de changer de paradigme dans la gestion de la commande publique où le prix l’emporte sur toute autre considération. Or, la modernisation du cadre réglementaire de la commande publique (avec la réforme du code des marchés publics) et l’intégration de critères environnementaux, marquent le passage d’une logique d’efficacité budgétaire (‘’le moins disant’’) à une logique d’impact socio-économique et écologique durable (‘’le mieux disant’’).
« Aujourd’hui, la situation est que chaque fois qu’il est question pour une administration de procéder à des acquisitions, le souci premier est : le prix. Donc comment acheter moins cher, sans que l’on cherche à comprendre le bien qui sera acquis, in fine quel en sera l’impact sur l’environnement. Ce que nous voulons, c’est créer un changement dans l’opération d’achat. Que le prix soit important, surtout dans le contexte où la situation du pays n’est pas très confortable. Mais au-delà du prix, il faut que le bien soit de nature à satisfaire la préoccupation qui a été à la base de cette commande », argue-t-il.
Mais il faut également, ajoute M. Djité, que « le bien ne soit pas de nature demain à entraîner des dégradations sur l’environnement que nous devons préserver pour les générations futures ».
Pour sa part, le ministère de l’Environnement et de la transition écologique, représenté par son Secrétaire Général, Fodé Fall, réitère son engagement auprès de l’ARCOP. « Le ministère s’engage non seulement à accompagner, mais à être au cœur de ce dispositif-là », assure M. Fall.
À travers cette stratégie nationale, le Sénégal cherche à faire figure de pionnier -dans la zone Uemoa et Cedeao- en matière d’achats publics écoresponsables.