Le président de l'Amicale a toutefois pointé un déficit historique d'implication des ingénieurs géologues dans les grandes discussions sur les questions extractives, alors même que cette catégorie de professionnels intervient à toutes les étapes du processus, de la prospection à l'exploitation. C'est notamment pour combler ce vide que l'association entend désormais s'affirmer comme une force de proposition, tant au niveau national qu'international.
Pour illustrer le poids de l'expertise sénégalaise dans le secteur, le Dr Diao a rappelé que les premières découvertes aurifères au Sénégal ont été le fait d'ingénieurs sénégalais, aujourd'hui encore en vie et réunis au sein d'un « comité des sages » chargé d'encadrer les jeunes générations.
Le président a par ailleurs insisté sur l'enjeu central du contenu local, qu'il juge insuffisamment développé dans le pays. « Comme nous sommes nous-mêmes nés et avons grandi dans ce pays, nous devons travailler dans ce pays et faire en sorte que ces ressources naturelles profitent à ce pays », a-t-il affirmé, qualifiant cet engagement de « devoir moral » au service d'un développement durable national.