Malick Gakou met Aminata Touré au défi de révéler ce qu’elle sait sur lui

Rédigé le Mercredi 14 Octobre 2026 à 16:12 | Lu 14 fois | 0 commentaire(s)

Le président du Grand Parti, Malick Gakou, membre de Pastef, a mis au défi ce mardi 13 octobre 2026 l’ancienne Première ministre Aminata Touré de révéler publiquement ce qu’elle affirme savoir sur lui, sur fond de polémique sur la gestion des fonds publics. Il a également pris la défense d’Ousmane Sonko.


 
La guerre des mots se poursuit entre les deux camps de l'ancienne majorité présidentielle. Invité de la RFM, Malick Gakou a répliqué à Aminata Touré, qui avait laissé entendre détenir des informations sur lui. « Je rends grâce à Dieu d'être un Sénégalais modèle, aux mains propres, irréprochable, intègre. Sur les 19 millions de Sénégalais, il n'y en a pas un qui pourra dire quelque chose sur moi. Encore moins Aminata Touré », a-t-il déclaré.

L'ancien ministre assure avoir toujours servi l'État avec loyauté. « Depuis que Dieu m'a donné la possibilité de servir mon pays, je l'ai servi avec les mains propres, avec intégrité, fidélité et patriotisme », a-t-il soutenu, avant de lancer un défi à la responsable de Kiiraay. « Venir à la radio dire que l'on se connaît : on se connaît dans quoi, on se connaît pourquoi ? Je défie quiconque de mettre sur la table des Sénégalais quelque chose qui pourra lui faire dire qu'il connaît quelque chose de Malick Gakou. Elle ne le fera pas, puisque c'est impossible », a-t-il insisté.

Le leader du Grand Parti a aussi volé au secours du président de Pastef. « Ce que je n'accepterai plus, et que je n'ai jamais accepté, c'est qu'on attaque mon président, le président Ousmane Sonko, sur la place publique, sur la base d'accusations fallacieuses », a-t-il martelé, estimant que ce dernier mérite plutôt d'être encouragé dans son action en faveur du développement économique et social du pays.

La passe d'armes est née de l'appel lancé samedi par Aminata Touré au président de l'Assemblée nationale pour qu'il crée une commission d'enquête sur le fonds JAM pour la paix en Casamance, logé à la Primature lorsqu'Ousmane Sonko dirigeait le gouvernement. Malick Gakou lui avait alors opposé un rapport de l'Inspection générale d'État de 2021 consacré à sa gestion du Conseil économique, social et environnemental. Ces échanges interviennent alors que les commissions d'enquête de l'Assemblée nationale poursuivent leurs auditions et que Pastef propose une nouvelle enquête sur les fonds spéciaux, incluant ceux du CESE.