Mondial-2026: Sepp Blatter attaque la FIFA après la mésaventure de l’arbitre somalien Omar Artan aux USA

Rédigé le Vendredi 12 Juin 2026 à 22:39 | Lu 4 fois | 0 commentaire(s)


A 90 ans, Sepp Blatter n’a rien perdu de sa passion pour le football. L’ancien président de la FIFA confie volontiers au journal "L’Equipe" qu’il continue de suivre les matchs à la télé. 
Le nonagénaire ne compte d'ailleurs pas rater le Mondial-2026 en Amérique du Nord. Il est tout de même contrarié par certaines décisions prises par les pays organisateurs notamment les Etats-Unis. Le Suisse a par exemple dénoncé le refus de l’Oncle Sam d’autoriser l’arbitre somalien Omar Artan à entrer sur son territoire pour officier des matchs.
« Si un pays refuse l’entrée à un arbitre, c’est un problème grave et on ne devrait pas disputer la Coupe du monde dans un tel pays »
Il trouve cela « insensé ». « Quand on attribue l’organisation d’une Coupe du monde à un pays, il y a deux principes sacrés et fondamentaux. Le premier, c’est la sécurité, que le pays doit assurer pour l’évènement. Le second, c’est d’accorder des visas d’entrée à tous les officiels de la FIFA. Et il n’y a rien de plus officiel qu’un arbitre. Si un pays refuse l’entrée à un arbitre, c’est un problème grave, et on ne devrait pas disputer la Coupe du monde dans un tel pays », a déclaré Sepp Blatter.
Il trouve que la responsabilité de la FIFA est suffisamment engagée dans cette histoire.
 « La faute revient avant tout à la FIFA : elle a abandonné ce principe, que le pays (les Etats-Unis) n’a pas respecté. On ne peut pas arrêter le tournoi, mais c’est aberrant », a fustigé celui qui a dirigé la FIFA entre 1998 et 2016.
 Il regrette l’influence grandissante de la politique sur le football. « Le président actuel (Gianni Infantino) devrait montrer qu’il est plus fort que son grand ami à la Maison-Blanche non ? Quand on commence à se faire dominer par la politique c’est mauvais. Et il faudrait aussi que les autres Fédérations protestent », estime l'ancien dirigeant.